vendredi 1 mai 2009

Taxi moto:un metier de plus en plus dificile à exercer à Agadez

une des stations des kabou-kabous

Plaque d’immatriculation de couleur rouge, chemise jaune portant un numéro au dos tels sont les signes qui permettent d’identifier ici à Agadez les conducteurs des taxis motos appelés en terme haoussa « kabou-kabou» comme on les appelle aussi dans certaines villes du Niger telles que Maradi, Zinder, Tahoua. Ces conducteurs de taxi moto passants parfois pour certains d’entre eux comme des amateurs de la vitesse avec grand V ont de nos jours quasiment remplacé les traditionnels taxis à quatre roues est cela au grand dame des personnes âgées qui préfèrent les quatre roues qu’aux deux roues. Accusés à tort ou à raison de ne pas respecter toujours les règles de la circulation routière, les conducteurs de taxi moto ont ce dernier temps maille à partir avec ceux là qu’ils appellent leurs « cousins » c'est-à-dire les policiers. Ainsi récemment, à l’appel de leur syndicat les kabou-kabou ont organisé une manifestation de rue qui a été dispersée par la police qui n’a pas hésité à faire usage du gaz lacrymogène et arrêter plusieurs dirigeants.



Non content de l'arrestation de leurs camarades les autres kabou-kabous ont décideé d'organiser pendent 48h une opération dite "ville sans taxi moto". Ce mouvement a été observé le premier jour par la majorité d'entre eux mais s'est effrité le deuxième jour à cause de sa violation par certains d'entre eux.Aux dernières nouvelles, nous apprenions qu'apres des negociations avec les autorités locales concernées par cette question, un concensus a été trouvé.Cependand le président de la structure de ces kabou-kabous a laissé entendre que plusieurs de leurs camarades sont entrain de partir en exode vers les pays du magreb abandonant ainssi leur metier à cause des contraintes qui y sont liées.Il faut noter si l'on en croit à certains d'entre ces kabou-kabou, que les motos sur lesquelles ils roulent ne leur apartiennent pas mais qu'elles leur ont été cedées par des tierces personnnes sous condition de faire un versement journalier d'environs 2000 fcfa. Quant à d'autres kabou-kabou ils estiment que les autorités locales ne leur facilitent pas l'exercice de ce metier contrairement concluent ils à d'autres regions du Nger où les conditions pour l'exercice de ce metier sont allegées pour encourager la lutte contre le chomage et le manque d'emploi.