Madame H.B vient de marquer un arrêt à Agadez, elle vient de Tahoua et veut se rendre à Arlit. Elle se plaint de fatigue et même des douleurs aux articulations dues selon elle aux nombreuses secousses sur la route. Ces propos de madame H.B mettent en relief toute l’incapacité notoire des dirigeants nigériens et le manque de volonté affiché des sociétés minières implantées dans la région d’Agadez depuis plus de 40 ans à alléger les souffrances des voyageurs circulant sur cet axe qui faisait jadis la fierté des nigériens. Cette route dite « route de l’uranium » longue de plus de 1000 km d’Arlit à Niamey n’est plus que l’ombre d’elle-même. En effet elle est défectueuse, dégradée et ravinée en plusieurs endroits. Les usagés qui l’empruntent sont obligés de faire des arrêts de temps à autre pour vérifier si les écrous des pneus ne sont pas devissés du fait des secousses qui sont si persistantes et violentes à certains endroits au point que les véhicules surtout de poids léger sont contraints de faire des déviations parfois très longues avec tout ce qu’il y’a comme risque d’ensablement et de crevaison .il faut aussi signaler que sur cette route, les accidents sont devenus fréquents avec leur corollaire des blessés légers et graves et parfois même des morts. On dit souvent que ces accidents ont pour cause l’excès de vitesse ; cela est peut être vrai mais il faut sans nul doute préciser que l’état délabré de cette route contribue à la fréquence de ces accidents et en est même de fois la cause principale. Et pourtant cet axe est truffé des postes de péage routier gérés par la caisse autonome de financement et d’entretien de route CAFER qui excelle quant il s’agit de soumettre tous les usagers de cet axe au péage routier mais jamais pour son bon entretien. Ainsi l’expression « nids de poule » ne convient plus pour qualifier ou designer les trous béants qu’il y a sur cet axe mais plutôt il faut parler des « nids d’Autriche » et cela a peut être favorisé la pose des mines sur certains endroits de cet axe au plus fort moment des hostilités dans le nord qui ont opposé des rebelles touaregs aux forces armées nigériennes. Ici à Agadez certains citoyens ont estimé que l’argent du fameux programme spécial du président de la république aurait été plus utile et bénéfique à la région si il avait été utilisé pour réhabiliter ou reprendre carrément le bitumage de cette route mais hélas qu’une fois de plus encore pour des raisons purement politiques et politiciennes, le « secondaire » a prévalu sur l’essentiel.
jeudi 18 juin 2009
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